|
||||||||||||||||||
|
|
iciHaïti - Le gang 400 Mawozo a utilisé des munitions provenant de l’armée et de la police dominicaine
Dans son rapport le Groupe d’experts des Nations Unies sur Haïti a constaté que des munitions saisies auprès du gang haïtien 400 Mawozo provenaient de l’armée de la République Dominicaine et que d’autres munitions présentaient des caractéristiques compatibles avec des munitions détournées des stocks de la Police Nationale Dominicaine (PND). Cette conclusion est détaillée dans le rapport intérimaire S/2026/241 https://www.haitilibre.com/article-48614-haiti-flash-un-rapport-choc-de-l-onu-devoile-le-systeme-qui-alimente-le-chaos-en-haiti.html, soumis au Conseil de sécurité des Nations Unies dans lequel le Groupe présente les résultats de son analyse des munitions saisies auprès de l’organisation criminelle en 2025. Selon ce document, les enquêteurs ont analysé un échantillon de 89 cartouches de 5,56 mm liées au gang 400 Mawozo. Parmi ces cartouches, 25 portaient les initiales « ERD », correspondant à l’armée de la République Dominicaine, tandis que 16 autres arboraient des marquages compatibles avec des munitions détournées de la police dominicaine. Le rapport indique textuellement que « 25 cartouches portaient le marquage “ERD” (armée de la République Dominicaine) […] Concernant les 16 autres cartouches, il précise qu’elles portaient des marquages compatibles avec des munitions de police dont le détournement avait déjà fait l’objet d’une enquête du Groupe d’experts. Au total, 41 des 89 cartouches examinées présentaient l’un de ces deux indices avec la République Dominicaine. Les autorités dominicaines ont informé le Groupe d’experts que les munitions identifiées par les initiales ERD avaient été obtenu en 2022 auprès d’un fabricant colombien. Le document souligne que les forces armées dominicaines marquent leurs munitions afin de faciliter le contrôle des stocks et de détecter les détournements potentiels. Le même rapport indique qu’en décembre 2025, un officier de l’armée dominicaine a été arrêté à San Juan de la Maguana en compagnie d’un ressortissant haïtien alors qu’ils transportaient 1,516 cartouches de munitions sur une moto. Les Nations Unies ont précisé que la procédure judiciaire relative à cette affaire était toujours en cours au moment de la rédaction du rapport. La référence aux munitions de la Police nationale provient d’une enquête antérieure du même Groupe d’experts, incluse dans le rapport final S/2025/597, présenté au Conseil de sécurité le 25 septembre 2025. Ce document indique qu’en juillet 2024, la Police Nationale Haïtienne (PNH) a saisi 5,000 cartouches de 5,56 x 45 mm à Mirebalais. Les munitions avaient été introduites clandestinement en Haïti depuis la République Dominicaine. Le fabricant italien, Fiocchi Munizioni, a confirmé au Groupe spécial que les munitions avaient été produites en 2022 et faisaient partie d’un lot de 500,000 cartouches livrées la même année à la Police Nationale Dominicaine (PND). Suite à cette découverte, les autorités dominicaines ont ouvert une enquête et procédé à un inventaire des stocks de la police. Selon l’annexe 25 du rapport S/2025/597 soumis aux Nations Unies, cet inventaire a révélé le détournement de 908,001 articles, principalement des munitions, provenant des dépôts de la PND. Le document précise que parmi le matériel manquant figuraient plus de 489,000 cartouches de 9 mm, 230,000 cartouches de 5,56 x 45 mm, 26,000 cartouches de 7,62 x 39 mm et 93,000 cartouches de calibre 12. Le document précise que les munitions ont été détournées par des « agents corrompus de la police et des forces armées dominicaines ». SL/ iciHaïti
|
|
Pourquoi IciHaiti ? |
Contactez-nous |
Privacy policy |
English
Copyright © 2010 - 2026 IciHaiti.com |